Frère Christian
Frère Luc
Frère Christophe
Frère Michel
Frère Bruno
Frère Célestin
Frère Paul
2ème dimanche de Carême : Abraham et la transfiguration
[…] Abraham a eu l’instinct que Dieu a quelque chose à voir avec la paternité. Il lui aura fallu pour cela, éprouver longuement le désir lancinant d’avoir un fils né de sa chair et de Sara, la chair de sa chair… un fils en qui se reconnaître, se prolonger, se survivre, c’est à dire vivre indéfiniment, à l’infini.Abraham se tourne alors vers l’Unique qu’il a déjà préféré à son propre père, pour qui il a tout quitté, en présence de qui il s’efforce de marcher : Donne-moi un fils !Et quand le fils du rire est là… Abraham sait bien qu’il n’est pas totalement sien. En le lui donnant, Dieu lui a donné quelque chose de Lui-même qui devrait lui revenir un jour, quelque chose qui participe de la vie même de Dieu, et donc de la victoire sur la mort, de l’être même de Dieu qui est de donner la vie.
3ème dimanche de Carême : La Samaritaine
- La Parole de Dieu est un PUITS. Toute Parole, chaque parole… Au désert de notre langage, il y a des « mots creux », et il y a aussi des « puits » […].Celui qui veut écouter Dieu découvrira ces puits, chacun le sien. La Parole qui se livre, il fait encore la forer, la sonder… Un mot univoque est trompeur, on croit ne voir qu’un roc. Frapper ce roc… il en sort de l’eau. On peut aussi buter longtemps sur les mots… en Jésus, ils deviennent Parole de vie, puits sans fond auquel on revient sans fin (les autres fontaines n’ont plus la même saveur, même si elles puisent à la même nappe d’eau (sans doute une question de profondeur). […]
4ème Dimanche de CARÊME ...L'AVEUGLE-NE ou l’accès à l'identité
En passant, il a vu : regard humain de Dieu sur quelqu'un. Et la question abstraite des disciples : Rabbi, à qui la faute, à lui ou à ses parents ? (Jn 9,2) La culpabilité des questionneurs est réelle mais diffuse. Jésus écarte les deux alternatives : ni lui, ni ses parents ne sont fautifs. Devant la Croix : à qui la faute?
C'est pour montrer sur lui le travail de Dieu (Jn 9,3) : c'est pour Jésus un appel à faire quelque chose, ce pour quoi il est envoyé : le travail de Dieu. Auquel il nous associe. [...]
4ème dimanche de Carême : Ma vie, je la donne !
Dieu a tant aimé le monde…qu’il a donné !
Le don des origines, celui de la création. Dès l’abord, Dieu AIME. Il crée pour cela – à cause de cela et en vue de cela. Dès le commencement, il DONNE… il donne jusqu’à la croix et au-delà. Il donne en laissant l’homme libre de perdre, libre de sa façon de Le perdre. Car quand il donne, il se donne. Il se donne en TOUT, même dans la mort qu’il n’a pas voulue. Et c’est grâce, c’est à dire que c’est gratuit, c’est cadeau. Les dons de Dieu ne sont pas à acheter : qui pourrait prétendre acheter l’amour ! Le sot ! Dieu n’est pas mercantile. Pas de donnant-donnant en Lui. Sa justice n’est ni intéressée ni vengeresse… Difficile à concevoir pour nous ! Pas de marché à faire avec Lui, même en vie consacrée. Nous avons tout donné, dit le disciple, que recevons-nous ? Dieu le Premier a tout donné ! (sans rien attendre que l’amour et il est comblé).
5ème dimanche de Carême : La mort de Lazare
Dieu n’empêche personne de mourir. « Tout homme goûtera la mort » Coran, Sourate de l’inéluctable.Il n’appartient à personne de la devancer. Il n’appartient qu’à lui de la décréter. Il est le Dieu qui fait mourir et fait vivre.Ne pouvait-il empêcher Lazare de mourir disent les bien-pensants. Mais il n’empêche personne de mourir, même pas Lazare, son ami.Lui même ne fuit pas la mort…Ceux qui le suivent peuvent même s’entendre dire : Allons-y nous aussi …Il s’est avancé avec audace sur la route de la Passion.Avec la même assurance, il leur dit Lazare est mort !
Dimanche des RAMEAUX : PAIX de la terre et PAIX du ciel...
avec la Paix comme fil conducteur...
Année de la PAIX… thème de la PAIX inscrit en filigrane dans la PASSION de Celui qui se présentait à Noël comme le « Petit Prince de la PAIX ».
[…] Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, le ROI, PAIX dans le ciel et gloire au plus haut des cieux.
Nous avons entendu… les Pharisiens ne peuvent supporter ce cri : « Reprends tes disciples ! ». Même les pierres du chemin crieront ! si les hommes n’entrent pas dans la PAIX qui leur est destinée, les pierres vont sortir de la leur, de cette inertie qui est leur façon d’être. Mais aussitôt, Jésus situe cette PAIX à sa place. La paix des pierres est liée à la terre, pas celle des hommes. Elle vient du ciel et elle ne s’enracine en terre que dans la FOI. Elle doit être accueillie et Jérusalem, la Cité de la PAIX, n’a pas ouvert les yeux !

