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Frère Christian

Frère Luc

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Frère Célestin

Frère Paul

   Si le Temps Pascal se réduisait à un seul jour de fête, le Jour de Pâques, on s’en apercevrait à peine ! Pourtant, on ne se trompe pas en disant que le Temps Pascal se réduit à un seul jour de fête : c’est le Jour que fit le Seigneur, Jour d’allégresse et Jour de joie, mais il dure cinquante jours, car c’est une figure de l’éternité qui culmine avec la grande solennité de la Pentecôte. Entre les deux, entre Pâques et Pentecôte, il y a la grande fête d’aujourd’hui : l’Ascension du Seigneur qui marque la fin de ses apparitions après sa résurrection, son élévation à la droite de Dieu dans la gloire du Ciel, et le nouveau mode de sa présence au milieu des croyants.

   Pâques, c’est la pierre roulée, c’est le tombeau vide, c’est la victoire du Prince de la Vie sur la mort, sa manifestation à tous ceux qui croient. Christ est ressuscité, alléluia ! L’Ascension, quarante jours après Pâques, c’est la porte du Ciel qui s’ouvre : « Portes, levez vos frontons ! Qu’il entre, le Roi de gloire ! Qui est ce Roi de gloire ? C’est le Seigneur, le vaillant des combats ! »

   On se souvient que Jésus avait dit à Marie-Madeleine, le jour de Pâques : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ! » Aujourd’hui, dans l’élan de sa Résurrection, il s’élance au plus haut des cieux, il nous ouvre les portes du Royaume, est exalté dans la gloire de son Père, acclamé par les anges et les saints, et c’est là que nous le suivons en espérance. Autant Pâques réclame de nous les yeux de la foi, autant l’Ascension exige de nous la longue vue de l’espérance. L’Ascension est peut-être le jour le plus fort de toute l’année liturgique où l’Église est en tension vers le Ciel, là où le Christ nous prépare une place, à chacun, et là où nous vivons déjà en espérance.

Chers frères et sœurs,

Lorsqu'il a fallu préparer la célébration de la béatification de Mgr Pierre Claverie et ses dix-huit compagnes et compagnons martyrs, dont les sept moines de Tibhirine, il nous a fallu décider d'une date pour la célébration de la mémoire liturgique. Celle qui convenait le mieux était ce 8 mai, jour de l'assassinat du frère Henri Vergès et de la sœur Paule - Hélène dans notre bibliothèque Ben Cheneb de la Casbah, le 8 mai 1994. C'était le premier assassinat d'une interminable série. Plus tard, nous réaliserons que le 8 mai était aussi l'anniversaire de naissance de Pierre Claverie et nous verrons dans cette bienheureuse coïncidence une confirmation du bien-fondé de notre choix.

Cette confirmation fut d'autant plus providentielle à nos yeux que le 8 mai est entaché en Algérie du souvenir de la mort de milliers de personnes à Sétif le 8 mai 1945 et les jours suivants, et aussi à Guelma et Kherrata. Conscients de la part d'ambiguïté que pouvait susciter notre choix, nous l'avons pourtant résolument maintenu. Nullement par désintérêt du drame de Sétif, ni encore moins par provocation. Nous avons maintenu ce choix car il nous a semblé que cette mémoire des bienheureux martyrs d'Algérie pouvait être comme une antidote symbolique au poison des massacres du 8 mai 1945. Le sens ultime du témoignage des dix-neuf bienheureux est en effet celui d'une fraternité au goût d'amitié qui interdit de déserter lorsque le danger est là, pour tous, chrétiens et musulmans. Une fraternité à la vie à la mort.

Les complies sont la dernière prière chrétienne du jour (après le coucher du soleil) dans la Prière des heures .

Voici la dernère fiche préparée par Frère Célestin en ce 26 mars 1996 :

 

Complies - 26 mars 96 - 5e de Carême

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  • Lecture : Jean 8/29 dans TOB page 2567
  • Intentions :
    1. Toi Jésus qui a crié sur le bois de la croix, entends le cri de tous ceux qui souffrent sans te connaître ...
    2. Jésus, fais qu'en chacune de tes paroles nous découvrions la beauté du Père, de ce Père dont ton Esprit est le nom sur nos lèvres et dans notre coeur ...
    3. Seigneur Jésus, reçois dans l'éternité bienheureuse ceux qui meurent, et donne-nous ainsi qu'à nos Frères de Fès d'accueillir notre mort comme un passage vers la vie ...
  • Oraison : Le jour s'achève, et nous voici devant toi, Seigneur Jésus; notre péché nous pèse. Toi seul pourtant en as porté la charge : donne-nous , face à ta croix, de retrouver la confiance et le paix, car tu règnes pour les siècles des siècles ...

 

Chers Frères et Sœurs, très chères familles de nos sept frères martyrs.

La Mémoire de nos sept frères de Tibhirine nous rappelle qu’ils sont déjà membres de cette foule immense des enfants de Dieu groupés autour du Christ Ressuscité, du Christ-Roi. Ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

Ce que nous contemplons aujourd’hui alors dans la foi, c’est la communauté, c’est le peuple de ceux qui nous attendent et nous espèrent dans la ferveur de leur amour, façonné par la Parole du Seigneur, réalisé parfaitement sur la terre adoptive et promise.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Ils ont aimé leur famille de sang, ils ont aimé leur famille religieuse, ils ont aimé leurs voisins, leurs proches, ils ont aimé leur pays, ils ont aimé l’Algérie leur peuple de mission, car ils ont vraiment obéi au commandement d’aimer qui n’est pas un commandement qui vient de l’extérieur, mais une exigence du cœur, qui veut aimer du même amour dont on se sait aimé, du même amour répandu dans le cœur par l’Esprit Saint lui-même.

Mes Frères et Sœurs,

Jésus est venu révéler le Père et il l’a fait par enseignement certes, mais non moins par ses actions, ses gestes, ses comportements.

Maintenant qu’il est retourné auprès de Dieu, à sa place de Fils, pour nous préparer la demeure, Jésus apparait pleinement dans son véritable rôle de médiateur, médiateur qui met sur notre route les autres médiateurs. A ces guides spirituels, à ces maîtres spirituels, vient se joindre la communauté de nos frères de l’Atlas, en qui l’homme aujourd’hui découvre une étonnante synthèse des souffrances et des espérances de notre époque.

Comment vivre d’amour face à la peur
Evangile du lavement des pieds

En lavant les pieds de ses disciples, Jésus se fait leur serviteur. C’est ce que le Pape François a fait cette année à Rome en lavant les pieds à 12 migrants, puis en allant saluer un par un huit cents migrants, ce qui lui a demandé une heure et demi.

Et après le lavement des pieds, Jésus dit à ses disciples : « je vous donne un commandement nouveau : comme je vous ai aimé, aimez-vous les uns les autres » Pierre lui répond « je donnerai ma vie pour toi », mais, en réalité, il n’est pas encore prêt à le faire.

Nos frères moines de Tibhirine et leurs compagnons, religieux et religieuses d’Algérie, ont été appelés à donner leur vie. Et eux étaient préparés à le faire. Comment s’étaient-ils « »   préparés ? Comment nous étions nous tous préparés, chrétiens d’Algérie, ces années, puisque nous étions tous menacés de mort par les groupes armés extrémistes !

Pélerinage du 16 avril 2016

Actes 9,31-42 ; Psaume 115 ; Jean 6,60-69

Frères et Sœurs,

L’Église nous offre la Parole de Dieu pour ce jour de pèlerinage. Nous délaissons aujourd’hui la figure de Paul évoquée hier pour nous attacher à celle de Pierre. Au terme de tout un cheminement, Pierre a fait de sa vie un « Je t’aime ». Après son triple reniement, il a confessé par trois fois son amour : « Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». On le dit habituellement de Paul, mais c’est aussi vrai pour Pierre : ce n’est plus lui qui vit, c’est le Christ qui vit en lui. Pierre n’a plus rien à donner, ni biens, ni argent, il s’est dépouillé de tout dans la plus grande simplicité. Il est devenu un signe de simplicité et de miséricorde. Il donne toutefois ce qui lui reste : une parole qui libère de la paralysie et même de la mort. Il donne une parole de vie.

meditation assekrem

*** L’histoire des religions nous dit que la personne humaine depuis toujours « a cherché Dieu ! »
Souvent nous entendons dire ou nous-mêmes sommes tentés de dire :
-----> ‘JE NE CROIS PAS EN DIEU !’

Le problème surtout, ce n’est pas de croire ou ne pas croire en Dieu, mais de croire que :
-----> ‘C’EST DIEU QUI CROIT EN L’HUMANITÉ !’

Oui, voilà la ‘’Bonne Nouvelle’’ a croire : Dieu compte sur nous !...

Martyrs de la foi hier et aujourd'hui
Vivre à la suite des martyrs de Tibhirine

Beaucoup d'entre vous ont vu le film Des hommes et des dieux. Vous avez ainsi pu pénétrer le mystère de la vie et de la mort des moines de Tibhirine.
Je ne ferai aucune révélation sur les circonstances de la mort des moines de T. Cela, c'est du ressort des enquêtes et des jeux des services secrets.
Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est "Vivre à la suite des martyrs de Tibhirine". Qu'ont-ils vécu ? Quel est leur message pour nous ?

Heureuse naissance !

« Ce Noël ne fut pas comme les autres. Il est encore tout chargé de sens. » écrit frère Christophe à ses parents.

La communauté de Tibhirine, que le film « Des hommes et des dieux » a placée depuis le festival de Cannes sous les feux de la rampe, vient d’être « visitée » par un groupe d’islamistes armés à qui l’on attribuait le massacre dix jours plus tôt de douze ouvriers croates. Nous sommes le 24 décembre 1993. La communauté a vécu les trois années qui ont suivi dans un quotidien angoissant, tout comme ses voisins algériens, jusqu’à l’enlèvement de sept des frères et leur assassinat le 21 mai 1996.

Ma relation avec les Pères de Tibhirine

Publiée début 2021 par la revue Collectanea Cisterciensia (n°83)

Il est difficile, pour qui ne connait pas notre toute petite Eglise d'Algérie, de comprendre la place que tenait le monastère de Tibhirine dans la vie de notre communauté diocésaine. Après le départ des soeurs bénédictines missionnaires de Médéa, en 1974, puis celui des Soeurs Clarisses de Notre-Dame d'Afrique, en 1995, Notre Dame de l'Atlas demeurait la seule communauté contemplative monacale en Algérie...

Lire la Conférence

Homélie prononcée au cimetière de Tibhirine

Les 7 moines enterrés ici ont vécu la fin de leur vie dans une Algérie en proie à une violente tourmente fratricide faite de sang et de feu.

Alors, pourquoi ont-ils choisi de rester, au risque de leur vie ? Pourquoi Célestin après sa grave opération cardiaque, quitte-t-il la France, malgré les conseils de ses médecins, et revient-il à Tibhirine ? Pourquoi Paul, en visite dans sa famille, reprend-il l’avion dans les heures qui précèdent son enlèvement, avec –entre autres bagages- des arbres à planter ?

La réponse est contenue dans une lettre-testament écrite par l’un d’entre eux. Il parle, certes, en son nom propre mais chacun de ses frères va être amené à tenir le même langage.

« J’aimerais qu’on sache que ma vie est donnée à Dieu dans ce pays »

Rester avait donc un sens pour eux.

Prière composée par Frère Bertrand (Notre Dame de Citeaux)

 Prière aux vingt témoins d’Algérie

Chers frères et sœurs d’Algérie qui nous avez montré le plus beau de l’Amour,
enseignez-nous, guidez-nous dans cette voie du Don total dans la foi et la confiance.
Par votre intercession soutenez notre persévérance,
par votre prière soyez à nos côtés à l’heure des combats.

Soutenez tout particulièrement… ( intentions )…

Frère Luc apprenez-nous « Bienheureux les doux car ils possèderont la terre. »

Frère Christian apprenez-nous « Bienheureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu. »

Frère Francesco, d'une fraternité franciscaine italienne, a composé une neuvaine de prières aux martyrs d'Algérie.

Il souhaite ainsi répandre leur message de fraternité et d'amour.

Ses Frères comme beaucoup d'amis et de personnes de leur entourage prient cette neuvaine.

Même si elle est évidemment en italien, nous vous la communiquons :

Novena Il Sangue e il Dono (Novena di preghiera in memoria dei martiri dell'Algeria (1994-1996)